
Le projet COSMIC, pour Collecte Suborbitale de Microparticules Interplanétaires Cosmiques, est un projet expérimental que nous développons à l’Université de Bordeaux dans le cadre du programme européen REXUS/BEXUS. Notre objectif est de concevoir un dispositif capable de collecter, sans contamination, des microparticules dans la mésosphère, afin d’en analyser la composition, dans une zone de l’atmosphère encore largement méconnue.
Nous travaillons en collaboration avec plusieurs laboratoires bordelais, comme le CRPP, le NAASC, le LP2I ou le laboratoire étudiant : le ScienceLab22. Cette diversité nous permet de croiser des compétences en physique, en chimie et en ingénierie.
Dans le cadre du processus de sélection, nous nous sommes rendus en novembre dernier à l’ESTEC, le principal centre technique de l’Agence spatiale européenne, situé aux Pays-Bas.
Pendant trois jours, nous avons été plongés dans un environnement particulièrement stimulant. Le premier jour a été consacré à une formation sur les attentes du programme, notamment sur la gestion des risques et les exigences techniques. Nous avons également participé à des travaux de groupe avec d’autres équipes européennes, ce qui nous a permis de créer des échanges très enrichissants.
Le deuxième jour, nous avons participé à la journée de présentation REXUS, un moment central du processus de sélection durant lequel chaque équipe candidate doit défendre son projet devant un jury international composé d’experts du domaine spatial. Nous avons ainsi présenté COSMIC dans un cadre impressionnant, entouré de maquettes de satellites, de rovers et de fusées, ce qui rendait l’expérience encore plus marquante. Cet exercice nous a demandé à la fois de la rigueur scientifique et une réelle capacité à convaincre.
Le troisième jour, nous avons assisté aux présentations des autres équipes, notamment celles travaillant sur les projets ballon du programme BEXUS. Cela nous a permis de découvrir d’autres approches expérimentales et d’élargir notre vision des possibilités scientifiques en haute atmosphère.
Nous n’avons pas été sélectionnés cette année, mais cette expérience a été extrêmement formatrice. Nous sommes toujours en contact avec les équipes du programme et nous continuons à travailler activement sur le projet en prenant en compte les retours reçus, avec l’objectif de retenter la sélection l’an prochain.
Aujourd’hui, nous sommes organisés en différents pôles, ce qui nous permet d’avancer de manière structurée et de nous rapprocher progressivement des exigences d’un véritable projet spatial.


