Son parcours universitaire
Tout commence par une licence Physique-Chimie obtenue en 2020 à l’Université de Bordeaux , avant de plonger dans le Master IPC -Instrumentation, Photonique et Commercialisation- (Ex CUCIPhy) _ la physique appliquée dans ce qu'elle a de plus concret.
Le vrai déclic ? Un stage chez Amplitude Laser en Master 1. Je mets les mains dans la caractérisation de capteurs de position, j'apprends à faire confiance aux mesures, à traquer l'erreur, à fiabiliser.
L'aventure me plaît tellement que je reviens en alternance pour mon Master 2, cette fois en R&D. Objectif : développer des oscillateurs impulsionnels fibrés. Tests, ajustements, validation expérimentale… je vis au rythme des impulsions laser.
De l'équation au prototype — c'est ça qui me motive.
Son expérience de thèse CIFRE
Mon expérience chez Amplitude Laser m’a permis de créer un lien avec l’entreprise, qui m’a ensuite proposé de poursuivre avec une thèse CIFRE. Le sujet a été construit entre CELIA, le laboratoire d’accueil, et l’entreprise, afin de répondre à la fois à des enjeux scientifiques et à des besoins industriels concrets.
L’objectif de ma thèse était de fonctionnaliser des surfaces à l’aide de lasers à impulsions ultracourtes pour développer des composants laser innovants. J’ai notamment travaillé sur l’assemblage de verres par soudure laser, sans collage.
Le fait que le laboratoire et l’entreprise soient géographiquement proches a été un avantage majeur. J’ai pu évoluer entre les deux environnements, avec un accompagnement à la fois académique et industriel très présent tout au long de la thèse.
Cette expérience m’a énormément apporté : elle m’a permis de gagner en autonomie, de participer à des conférences et d’échanger avec des chercheurs et ingénieurs du domaine.
Sa soutenance de thèse
J’ai soutenu ma thèse le 30 mars 2026. C’était une journée importante, qui marquait la fin d’un long chapitre d’études.
Le principal challenge était de réussir à condenser trois années de travail en une présentation claire et cohérente. Mais c’était aussi très valorisant de pouvoir présenter les résultats obtenus après autant d’investissement.
Finalement, c’était moins stressant que ce que j’imaginais au départ, parce qu’après trois ans sur un sujet, on le maîtrise vraiment. La soutenance devient surtout un moment d’échange avec des spécialistes du domaine.
Quelle(s) perspective(s) future(s) ?
J’ai le projet d’une poursuite en post-doctorat au CELIA (un an), afin d’approfondir encore ma maîtrise des procédés laser, qui restent un domaine très vaste.
À plus long terme, j’aimerais revenir dans l’industrie pour participer au développement de nouvelles technologies, proposer des idées concrètes et contribuer à leur mise en œuvre.
Un conseil à partager à d’autres étudiant.e(s) en physique ?
En premier, je dirais surtout de multiplier les expériences, notamment les stages et l’alternance. Ce sont des expériences très formatrices qui permettent de gagner rapidement en autonomie et en polyvalence.
Et pour ceux qui hésitent à faire une thèse : cela peut faire peur au départ, mais on ne demande pas de faire une découverte révolutionnaire.
C’est surtout contribuer à faire avancer un sujet, parfois par petites étapes. Si on est curieux, motivé et persévérant, c’est une expérience extrêmement enrichissante.
Osez, foncez !

Crédit photo : @Manon L.