Mardi 3 mars, le Campus Universitaire Peixotto à Talence a accueilli une très belle initiative en faveur de l’égalité femmes-hommes dans les sciences :
« Moi Physicienne », organisée dans le cadre de Femmes & Sciences ✨
Huit étudiantes et étudiants de Master 1 en Physique Fondamentale, encadrés par leur enseignante Yasmine Bercy (UFR de Physique), ont imaginé et animé cette matinée de sensibilisation destinée à une classe de troisième du Collège Montaigne de Lormont.
Au programme :
des ateliers interactifs, scientifiques et inspirants :
- Expérience autour du canon magnétique (canon de Gauss ) : découverte d’un dispositif utilisant l’effet d’attraction et de répulsion magnétique pour propulser un objet, et ainsi explorer concrètement les notions de champ magnétique et d’énergie.
- Expérience Maïzena & eau : une manipulation scientifique ludique pour comprendre le comportement d’un fluide non newtonien. En mélangeant eau et Maïzena, les élèves ont observé comment la matière peut se comporter à la fois comme un liquide et comme un solide selon la pression exercée — une manière concrète et amusante d’aborder des notions complexes de physique.
- Les objets célestes : exploration de l’Univers, des planètes aux étoiles, pour mieux comprendre les phénomènes physiques qui régissent le cosmos.
- Les métiers en sciences physiques : échanges autour des parcours et des débouchés possibles dans la recherche, l’ingénierie, l’enseignement ou encore l’industrie.
- La fresque « Les Femmes en Sciences Physiques », créée en 2024 par des étudiantes et étudiants de l’Université de Bordeaux, met en lumière sept physiciennes emblématiques. Un fait a particulièrement marqué les collégiens : la découverte que Heidi Lamarr, actrice américaine et inventrice, est à l’origine d’une technologie de transmission par étalement de spectre qui a posé les bases du Wi-Fi, du GPS et de la téléphonie mobile. Une révélation inspirante qui illustre parfaitement la contribution majeure des femmes aux avancées scientifiques et technologiques.
Pour prolonger l’impact de cette matinée, nous avons également offert à la classe des affiches aux messages inspirants, afin qu’elles puissent être affichées au sein de leur établissement et continuer à faire vivre cette dynamique en faveur des sciences et de l’égalité.
Cet événement a également pu compter sur de précieux partenariats avec l’association Scientifilles et l’Université des Métiers du Nucléaire, engagées pour la promotion des carrières scientifiques auprès des jeunes, mais aussi a fait l’objet d’une candidature retenue à l’Appel à projets 2026 du Collège Sciences et Technologies pour le projet « Rencards de la physique : "Moi, Physicienne" ».
Un grand merci également au Service Innovation Sociétale - DASIS (Direction de l’Action Sociale et de l’Innovation Sociétale de l’Université de Bordeaux), qui, dans le cadre du Mois de l’Inclusivité, a offert les paniers-repas aux élèves avant leur retour en bus vers leur collège — une attention particulièrement appréciée.
L’enjeu est majeur pour notre système éducatif : quelle est la place des jeunes filles dans les formations scientifiques et technologiques ?
En donnant aux collégiennes et collégiens l’opportunité de rencontrer des modèles féminins et de se projeter dans ces carrières, « Moi Physicienne » contribue concrètement à déconstruire les stéréotypes dès le collège et à élargir les horizons professionnels.
Les premiers retours de l’enseignante témoigne de l’impact de cette matinée :
« Un immense merci pour cette matinée ! Les élèves autant que moi avons adoré ! Ils se sont sentis privilégiés d’être les premiers à faire ces ateliers.
Ils n’ont fait que des retours positifs dans le bus. (J’en ai entendu dire qu’ils allaient tester l’eau et la maïzena demain après-midi) Les étudiants ont assuré aussi ! Je les ai trouvés tous très à l’aise à l’oral, ils ont intéressé les élèves. »
Un immense bravo aux étudiantes et étudiants de Master 1 Physique pour leur enthousiasme, leur engagement sans faille et leur professionnalisme à participer à cet évènement pilote.
Une initiative inspirante, au service de l’égalité femmes-hommes et de l’attractivité des carrières scientifiques.
Pour déconstruire les préjugés et construire ensemble une université (et une société) plus juste.

